Qu'est-ce qu'un Kraken ? Pourquoi la pieuvre est super steampunk.

Le Kraken, monstre marin légendaire, trouve ses origines dans les sagas scandinaves.

Quoi de plus normal que ce soient les Vikings - ces rois des mers dont nous n'avons pas encore percé tous les secrets de marins - qui aient rencontré les premiers cette pieuvre géante, vivant dans les profondeurs marines et remontant parfois pour engloutir les bateaux dans leurs gigantesques tentacules.

Quelques siècles plus tard, le capitaine Nemo à la barre de son Nautilus combattra ses descendants, les calmars géants.

Le roman de Jules Verne, Vingt mille lieues sous les mers, est une référence pour le mouvement steampunk et la pieuvre associée au sous-marin a la dégaine suffisamment hors norme pour trouver sa place dans le cœur des steamers.

Hasard ou coïncidence, c'est dans les îles norvégiennes Lofoten que le capitaine Nemo débarque ses deux prisonniers à la fin du roman, dans les mers où le Kraken a été vu pour la première fois. Le Nautilus plonge une dernière fois, on ne le reverra plus jamais, a-t-il perdu un ultime combat contre une pieuvre géante ? Sur la page de garde de la première édition du livre de Jules Verne, elles sont là, tapies au fond de l'océan mais bien visibles, confirmant leur rôle primordial dans ce roman d'aventures.

Pour ce qui est de son physique, la tête de la pieuvre a tout pour plaire au mouvement steampunk.

On croirait qu'elle a enfilé un casque d'aviateur et chaussé par-dessus une paire de googles. On peut aussi imaginer sa tête comme un scaphandre et ses tentacules en seraient les bras nourriciers. Les ondulations fluides de ses multiples bras évoquent un dieu indien hypnotisant le chaland avec ses milliers de ventouses, pareilles à de minuscules engrenages qui tournent dans tous les sens.

Et puis il y sa façon de se déplacer, contrairement à ce que son nom de céphalopode laisse à penser, l'octopus ne marche pas sur la tête, ça, ça nous est plutôt réservé à nous, humains !

Mais sa façon de se propulser en éjectant l'eau par son siphon est spectaculaire. La pieuvre, ce grand machin dégingandé tout mou, se mue en un instant en l'animal le plus rapide parmi ses congénères invertébrés marins. C'est peut-être aussi ce penchant schizophrène à double personnalité qui nous la rend si attachante.

Pendant que le capitaine Nemo croise en eaux profondes, sur la terre ferme, la Southern Pacific Railroad a gagné le monopole des rails.

Ses locomotives à vapeur - l'essence du mouvement steampunk - sillonnent l'Amérique grâce à son réseau tentaculaire… Ce n'est donc pas un hasard si on la surnomme la pieuvre ! Elle se heurte à de nombreux détracteurs qui refusent de voir les fermes se faire engloutir par le monstre et veulent réduire sa mainmise sur l'économie de pays et son influence sur le gouvernement.

Décidément, la pieuvre est toujours combattue par l'homme.

De là à y voir le symbole du mouvement steampunk si moderne et en même temps si attaché au passé, résistant aux modes éphémères et survivant toujours, à l'instar de la pieuvre toujours présente dans toutes les mers du globe, ou presque…

Qu'on l'appelle le Kraken, la pieuvre, le calmar, l'octopus ou le céphalopode, l'animal fascine.

Les artistes aiment s'en inspirer et le mouvement steampunk se l'est appropriée pour jouer avec son image et son symbole. En bijoux, bagues ou bracelets, en logos pour tee-shirt, en horloge ou sur le clapet d'une montre à gousset, ses tentacules se prêtent à toutes les fantaisies.

Pensez-y la prochaine fois que vous chausserez vos googles pour faire de la plongée !

Si vous tombez nez-à-nez avec une pieuvre, elle saura sans doute reconnaître le steamer qui est en vous…

 


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